Bâtir l’avenir

Lam, Maï et leurs enfants
Nous sommes venus sur l’île de Phu Quoc, il y a une semaine, avec le principal but de se reposer. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela a été une réussite. Mais en bonus, nous y avons trouvé de l’inspiration. Portrait de Lam et de sa famille chez qui on a été hébergé pendant notre séjour sur l’île.

La majorité des Vietnamiens ont en commun de naître avec peu de moyens et, donc, de devoir travailler très fort pour espérer avoir une vie décente. C’est le cas de Lam et de sa femme, Maï. Lam nait pendant la guerre d’agression américaine en 1968, il a souvenir des alertes qui avertissaient les habitants de se réfugier dans les abris lorsque que les B-52 approchaient. Il faut dire que les marques de cette guerre barbare sont visibles encore partout aujourd’hui. Principalement, à la vue des centaines de personnes aux membres difformes qui croupissent sur les trottoirs des grandes villes. Fin de la parenthèse, nous aurons l’occasion de revenir plus tard sur ce sujet bouleversant.

Donc, Lam est natif du nord du pays et sa femme du centre.Lles deux ont migré à l’extrémité sud dans l’espoir d’y trouver du travail et une vie meilleure. Dès le départ, Lam cumule plusieurs petits boulots comme c’est souvent le cas ici. Il fait preuve d’une grande débrouillardise mais aussi d’une ouverture vers les autres qui le pousse à toujours apprendre. Ainsi, à travailler dans un hôtel et comme conducteur de moto-taxi, il en est venu à apprendre les rudiments de l’anglais, et ce sans le moindre cours. Il peut aujourd’hui converser avec ses clients faisant preuve d’une grande volonté à toujours s’améliorer.

C’est donc au terme d’une succession de plusieurs petits emplois que Lam et sa femme ont décidé qu’ils devaient aller plus loin pour donner à leurs trois enfants toutes les opportunités qu’ils n’ont pas eues eux-mêmes. Ils ont donc rassemblé toutes leurs économies et, avec l’aide de leurs amis et proches, ils ont construit de leurs mains une pension offrant quelques chambres à louer. Cela représente pour eux un lègue pour l’avenir de leurs enfants.

La pension de la famille est située dans un quartier populaire près de la ville principale de l’île. Le quartier loin d’être un lieu touristique classique offre toute l’authenticité que nous recherchons. D’ailleurs, l’île a, jusqu’à maintenant, assez bien conservé son authenticité, ce qui n’est pas toujours le cas dans le reste du Vietnam. Il est important de mettre l’accent sur « jusqu’à maintenant » puisque ce petit paradis subit une pression de plus en plus forte visant à accélérer son développement. À ce sujet, notre séjour ici a coïncidé avec l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Moscou et Phu Quoc. Alors, l’île risque, plus tôt que tard, de voir affluer des hordes de touristes slaves, loin d’être des exemples de tourisme responsable.

Et puisqu’on sait bien que tourisme de masse rime rarement avec authenticité, les habitants de l’île auront donc d’importants défis à relever pour conserver ce qui leur donne tout leur charme. Ça, Lam et sa famille l’ont bien compris. Ils savent être à l’écoute de leurs clients et leur communiquer leur amour pour leur culture. Même si leur entreprise n’a qu’un an, parions qu’elle est un gage de succès. Après tout, ils ont un petit quelque chose qui n’est pas si commun au Vietnam, ils sont vrais.

2014-02-17, Phu Quoc, Vietnam


Commentaires (3)



JqwCTpzaNZ
Envoyé par OZMTcChxv0bm C3gcMirW79tX le 2017-01-25
olá vera! hoje tentei enviar-te um mail mas veio sempre de volta... as tuas peças são fanÃi¡sttcas e gostaria de as ter na minha maçã riscada... podes entrar em contacto comigo? beijos e obrigada!ah, e o trabalho da margapinta é muito, muito especial também!

commentaire
Envoyé par Marie Grandbois le 2014-02-18
Merci ,j'adore vous lire.

Merci
Alex et Janie
Merci Marie!!

Super
Envoyé par Danielle le 2014-02-17
Très bien les amours et merci pour la date.

Problème réglé
Alex et Janie
Merci Danielle!!:)



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