Rêve d’automne

Combien de fois nous a-t-on dit, depuis que nous parcourons l’Europe, que nos deux semaines en Espagne au mois d’août allaient nous faire goûter à la chaleur extrême? Malgré que nous ayons adopté la fameuse « siesta » espagnole et que nous ayons fait le plein de rafraîchissements, cette période de soumission à un soleil de plomb et des températures avoisinants les 40 degrés a été très éprouvante pour nos petits corps de Québécois. N’allez pas croire qu’on se plaint le ventre plein, honnêtement après quatre mois de voyage presque sans répit, nos derniers jours en Espagne ont fait naître un intense besoin de repos et… d’automne!

C’est donc dans cet esprit de transition que nous avons déposé mes parents à l’aéroport de Madrid avant de mettre le cap vers Andorre, un minuscule pays enclavé entre la France et l’Espagne dans les montagnes pyrénéennes. Au terme d’une véritable course contre la montre de près de 600 kilomètres de routes très souvent sinueuses, nous sommes arrivés à Pas de le Casa à 21 heures. Surprise! En mettant le nez dehors, les trente degrés de Madrid avait fait place à huit minces degrés dans les hauteurs andorranes et cela s’apparentait drôlement à un souhait miraculeusement exhaussé.

Nous retrouvions cette sensation incomparable que procurent l’inspiration d’une grande bouffée d’air frais, le parfum que l’on reconnaîtrait parmi mille odeurs comme étant celui d’une fraîche nuit d’automne. Cette soirée inattendue contrastait avec notre suffocant après-midi madrilène et constituait une puissante source d’apaisement. En regagnant notre chambre, nous savions que ce soir-là, nous dormirions sous la chaleur réconfortante d’une couverture de laine, et cela nous rendait simplement bien.

Andorre n’était en fait qu’une étape en vue de rapporter la voiture de location en France et de prendre un train en direction de Paris. Nous avons tout de même profité de ce cours passage dans la principauté pour faire une belle randonnée sur les Pyrénées. Le sentier qui parcourait des montagnes dénudées d’arbres et d’arbustes nous a offert des panoramas que nous ne sommes pas prêt d’oublier. Nous avons donc quitté Andorre après seulement deux nuits en y laissant un peu de fatigue. C’était maintenant Paris qui nous attendait. Nous allions y séjourner pour la quatrième fois déjà dans ce voyage. Cette régularité additionnée à l’accueil incomparable de nos amis Yannis et Manil nous procuraient un agréable sentiment de retour à la maison, notre deuxième maison.

Paris allait continuer la tendance automnale nouvellement entamée. En effet, un temps gris, parfois pluvieux, peut qualifier les quelques jours que nous y avons passés. Justement, notre escale parisienne était prévue en tant que transition. Nous avions planifié y récupérer quelques vêtements plus chaud en échange de pantalons courts devenus désuets. Ainsi, le chapeau de paille laisserait sa place à nos tuques. Et tout cela, en prévision de la dernière portion de notre périple en Europe qui se déroulera en Europe de l’est, plus particulièrement en Pologne, en Lituanie et en Slovaquie. 

La Pologne! Il a de ces pays que l’on associe à tort ou à raison à une saison. Par exemple, si l’Espagne peut être synonyme d’été et la Sibérie d’hiver, pour nous la Pologne doit bizarrement être liée à l’automne. Notre imaginaire polonais est marqué de temps gris, d’arbres perdant leurs feuilles, de vent frais, de soirées sombres. Étrange. La réalité allait renforcer nos perceptions puisque c’est sous une pluie froide et drue que nous sommes atterris à Wroclaw. Les rafales de vent compliquant le travail du pilote de l’avion semblaient nous dire : « bienvenue au pays de l’imaginaire automnal ».

2013-09-12, Wroclaw, Pologne


Commentaires (1)



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Envoyé par bRT4HJCoF S9kGjK2Bm le 2017-01-25
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