La mauvaise fortune

Dans le vieux Lyon, l'enseigne rouge et blanche « Only Lyon » en lettres métalliques géantes gâche malheureusement le paysage.
Au nombre de fois où on a dit qu’on évitait les grandes villes à cause de mille et une expériences mitigées, eh bien on est quand même allé à Lyon! C’est à n’y rien comprendre. Comme c’est maintenant notre habitude, nous avons tout d’abord cherché des hôtes pour nous recevoir et suivant la même habitude, nous nous sommes butté à de nombreux refus. Mais bon, c’est rendu prévisible, en 2 mois, nous avons fait maintes tentatives dans différentes grandes villes françaises et à tout coup nous sommes contraints, à la dernière minute, de nous trouver une chambre dont, la plupart du temps, le charme n’est pas la première qualité. Parenthèse : comme il y a toujours une exception, à Bordeaux, nous avions quand même trouvé Sabrina et Éric qui nous ont chaleureusement reçus chez eux. Salutations!

Revenons à nos moutons. Comme Lyon n’est pas Bordeaux, nous avons dû nous trouver une chambre. Pour nous rendre à Lyon, nous avons trouvé des billets de train à grande vitesse à seulement 17 euros pour un trajet de 2 heures! Tout allait bien dans le train et vlan, dès que nous avons mis le pied sur le quai à Lyon, notre bonne fortune est restée dans le train et le vent a tourné! On a eu d’abord l’impression que le train nous avait déposés au Mexique. Pour se rendre de la gare jusqu’au centre de Lyon, il n’y avait qu’une seule solution : un trajet de tram de 30 minutes au prix «attrape-touristique» de 15 euros par personne. Résignés, nous avons quand même pris ce tram qui devait nous donner accès au réseau de transport en commun lyonnais.

Arrivés en ville, en pleine heure de pointe, nous avons marché jusqu’à la station de métro pour réclamer nos billets. Et figurez-vous que nous avions mal interprété la phrase qui expliquait que le billet de tram était aussi valable pour le métro. Vérifications faites, on a eu l’idée d’appeler l’émission La Facture pour qu’il vienne faire leur enquête sur cette formule plutôt douteuse! On a laissé tomber. Mais comme si ce n’était pas assez, le personnel du métro était d’une telle arrogance qu’à côté de ça, tous les clichés sur le service à la clientèle parisien étaient anodins. Montrer à un client que son coupon de caisse ne peut être utilisé comme billet de métro, ça s’appelle prendre le client pour un imbécile! Il est vrai que le service à la clientèle en France a la réputation d’être plutôt mauvais, d’ailleurs à tort la plupart du temps, mais cette fois-ci ça battait des records. Cette situation allait se répéter invariablement tout au long de notre court, mais trop long, séjour à Lyon. 

Le comble c’est que la totalité de la campagne publicitaire destinée au public francophone est constitué de slogans en anglais. Il est vrai encore une fois qu’en France, l’anglais est souvent utilisé sans gêne dans la publicité, à notre avis, de façon fort douteuse et superflue. Mais à Lyon, ça bat tous les records. À titre d’exemple, l’enseigne géante « Only Lyon » placée devant la cathédrale Saint-Jean ou les indications « shopping zones » sur le plan de la ville en version française. Les publicitaires semblent attribuer à l’anglais un caractère tendance difficile à expliquer.

En conclusion, nous avons trouvé que la ville de Lyon était quand même belle et agréable à marcher. Mais, tout compte fait, si vous êtes au Québec prenez plutôt un billet d’avion pour Cancun c’est moins loin et plus économique. Nous avons sauté sur une occasion de partir le plus tôt possible pour l’Alsace. En mettant les pieds dans la voiture qui allait nous conduire vers la campagne, notre fameuse bonne fortune était là et nous attendait. À suivre...

2013-07-17, Rhône-Alpes, France


Commentaires (1)



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Envoyé par DyVTrxqdjx yhxbe4Lk le 2017-01-26
>Ja det er det jeg tænker, selvom den grønne er virkelig fin og &q&qk;sitkeruouot;, men så kan den måske lige så godt blive gemt i skabet da alle eller har den på?



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