Partir librement

En préparation pour nos entrevues d’embauche! C’est du sérieux!
En Australie, notre van représentait notre liberté. Il nous offrait la possibilité d’aller où l’on voulait, quand on le voulait. Dans un pays où les transports en commun sont rares et chers, notre camionnette était la meilleure alliée qui soit pour découvrir ce pays à notre rythme. Sous une autre perspective, elle s’avérait aussi être la seule chose qui nous empêchait de partir vers d’autres pays. Évidemment, l’Australie est une île au milieu de nulle part. Mais, il n’y a pas que l’insularité. Nous savions que lorsque nous déciderions de partir vers de nouvelles contrées, il nous faudrait temps, efforts et patiences pour nous affranchir de notre bolide.

Maintenant que cette tâche est accomplie, nous avons mis le cap sur la Nouvelle-Zélande, un pays que nous abordons avec une toute autre liberté. La liberté de n’avoir aucun plan. Vraiment aucun. En fait les seuls plans que l’on avait, on les a brulés. Et on a congédié les architectes pour ne pas qu’ils en dessinent d’autres. En fait, la Nouvelle-Zélande était jadis le seul plan arrêté que nous avions pour notre tour du monde. Nous avions décidé d’essayer de trouver du travail dans une station de ski, et ce depuis longtemps. Nous suivions notre programme. Depuis l’Australie, nous avons fait application dans plusieurs centres; nous avons même passé des entrevues d’embauche par vidéo-conférence. Quelque part en mai, nous avons été recrutés.

Les contrats sont arrivés, les dates butoirs, les conditions de travail… les conditions de travail! Quelles conditions de travail? Salaire minimum, aucune garantie d’heures, des solutions d’hébergement excessivement onéreuses. Ils se disaient pourtant bien impressionnés de nos curriculums vitae, ils affirmaient que notre expérience dans le domaine serait la bienvenue dans l’entreprise, etc. Malgré tout cela, on avait la ferme impression que, dans cet échange, il n’y aurait qu’un seul parti gagnant. Cela nous laissait un arrière-goût familier, celui d’aller travailler, de donner, de se donner et de ne jamais recevoir autant en retour. Cet arrière-goût qui reste lorsqu’on est le numéro de paie d’une grosse compagnie.

Alors, on a décidé de laisser tomber le boulet. On irait en Nouvelle-Zélande sans contrat, sans savoir ce que l’on ferait demain. C’est peut-être une formule clichée, mais elle s’applique parfaitement. Une fois dans le pays, on est allé aider dans une famille à faire des petites tâches domestiques en échange d’hébergement et de nourriture. On est resté une semaine et il n’y a pas une journée où l’on n’a pas envisagé une nouvelle option différente pour les semaines à venir. Une journée, on voulait partir aider sur une ferme dans le nord du pays pour en apprendre sur la permaculture et les traditions Maoris. Le lendemain, le temps gris et froid et les maisons mal isolées et sans chauffage nous avaient dissuadés. L’autre journée, on avait décidé de profiter de notre visa français et d’aller travailler en Nouvelle-Calédonie, un paradis tropical de l’Océanie qui s’avère être un territoire français. Ça, c’était avant que l’on se rende compte, le jour suivant, que notre visa s’appliquait dans tous les territoires français à l’exception de la dite île ensoleillée (heureusement, nous avons pensé à vérifier ce léger détail au moment où l’on allait acheter nos billets d’avion). Le surlendemain, nous avons convenu de nous abattre sur les îles Cook, un autre archipel, mais sous protectorat néozélandais cette fois, et où nous avons tous les droits pour travailler. Une autre journée plus tard, devant la complexité de cette nouvelle idée, nous avons ramassé nos sacs et pris la résolution de faire une petite tournée du pays sans but précis. C’est ce que nous faisons depuis, en toute liberté.

Mais, juste avant de quitter Auckland, nous avons postulé pour des emplois de courte durée pour une entreprise bien connue : le Cirque du Soleil! Et voilà que nous avons tout juste reçu nos confirmations d’embauche, nous serons placiers. Il s’agit d’emplois de courte durée et ils nous laissent juste assez de temps pour faire notre tournée touristique avant de commencer le travail. Les boulots parfaits pour des voyageurs à la recherche d’une future destination.

 

2014-07-18, Wanganui, Nouvelle-Zélande


Commentaires (2)



sTKgI9O2M5R
Envoyé par a2DVt7he5d6 k1Z5tLpcHz le 2017-01-26
Well, I read this late and your surgery is over…I pray it went well and will be praying for your recovery…Let me add my acco3ades&#82l0;you are an amazing daughter of the King…

famille
Envoyé par j-f levesque le 2014-07-18
Si vous cherchez un ami et des conseils, mon beau-frère est en nouvelle-zélande depuis mai pour faire son dive master. C'est sa 2e présence en n-z. il y avait été l'an dernier, il connaît bien le milieu. Portez-vous bien et pas besoin de vous souhaiter du plaisir, je crois ue vous l'avez!

Famille
Alex et Janie
Merci Jean-François pour le contact. Je crois bien qu'on va s'en tirer pas trop mal. D'ailleurs, on va commencer à travailler au Cirque du Soleil dans quelques jours. On veut travailler le plus possible pour ainsi être capable de continuer à voyager le plus longtemps possible. Pour le plaisir, tu as bien raison, on s'en tire pas trop mal!



Soumettre vos commentaires